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Pas besoin d'ennemis

Les premières versions de ce roman autobiographique ont été écrites durant une période de toxicomanie active ; les dernières sont le fruit d’un travail fait à jeun. Loin de nous inviter à détecter l’influence des drogues dans le texte, cet avertissement annonce la transparence. Ici, l’honnêteté prime, et Julien Guy-Béland ne craint pas d’exposer les moments où elle a fait défaut à ses personnages comme à lui-même. Composé de fragments dans une chronologie brisée, le livre s’intéresse à la consommation – de substances chimiques, de relations, d’idéologies. Et on ne se surprendra pas qu’au fil d’une réflexion sur la dépendance, Julien en vienne à remettre en question ses liens avec des personnes délétères qu’il a autrefois appelées ami·es.

Ce récit de l’intime ouvre sur le politique et écorche le système de santé, le monde du travail et le milieu de la musique, toutes instances qui, par une violence bien réelle, empêchent la liberté d’être soi.

9782898220722

156 p.

28/02/2022

Julien Guy-Béland

Julien Guy-Béland est né en 1989. Pas besoin d’ennemis est son deuxième livre. Le premier, Vos voix ne nous atteindront plus, est paru en 2019 chez Héliotrope.

Photo : Les*Marois

revue de presse

Mélikah Abdelmoumen

J’aime le fait que le narrateur de ce livre dise écrire par besoin et douter de la capacité qu’aurait la littérature de changer le monde alors que ce qu’il écrit, il me semble, risque bien de le changer au moins un peu… Justement en raison de cette humilité qui a pour effet que devant cette voix, on n’a envie que d’une chose: être à l’écoute.

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Dominic Tardif

La Presse

Cette mise à nu ne contribue pourtant pas à fétichiser les drogues, mais à déstigmatiser ceux qui en consomment, en plaçant face à ses contradictions une société qui peinent à offrir du soutien psychologique à qui en a besoin

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Plus on est de fous, plus on lit!

Je voulais m’intéresser à mon intimité, mais l’ancrer dans un contexte sociopolitique; voir ce qui la dépassait, la traversait, et qui […] pouvait parler d’un point de vue plus collectif.

Julien Guy-Béland, en entrevue avec Marie-Louise Arsenault

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Éric Chouan

Mission encre noire

Le livre est un brûlot anti système à plus d’un titre, dans son écriture inclusive, dans sa dénonciation des méfaits du capitalisme qui préfère faire du fric au détriment de la santé mentale du plus grand nombre, mais surtout, il propose, une série de confessions douloureuses, un regard transparent sur l’expérience d’une vie marginalisée.

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Culture Hebdo

Il s’y dégage une telle humanité, une fragilité, une telle transparence, que dans un monde où le mensonge est le ciment de la société, cette lecture est une bouffée d’oxygène pour quiconque lecteur se pose des questions métaphysiques.

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Anne-Frédérique Hébert-Dolbec

Le Devoir

En écorchant sa personne autant que le système, Béland met le doigt sur ce qui, dans les frontières de son cheminement, fait écho à l’hypocrisie, à l’indifférence, aux propagandes et aux formes d’ostracisme existant dans notre société.

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