Sur les hauteurs du mont Thoreau

Baignée par un soleil couchant de juin qui n’en finit plus de jouer à cache-cache avec la cime des monts alentour, la route qui mène vers Thoreau Heights est somptueuse.
Les sœurs Leroy – Merline, Alexandrine, Léonie et Rose – remarquent pourtant à peine toute cette beauté. La plus jeune, Rose, est atteinte d’un cancer qui ne laisse malheureusement aucun doute quant à une issue funeste prochaine. Toutes les quatre ont pris la décision de se rendre dans la clinique de la docteure Gardner, afin de faire des derniers jours de la benjamine un moment grandiose de créativité.
Dans ce lieu paradisiaque, entre paysage escarpé et vue spectaculaire sur l’océan Atlantique, une équipe attentionnée de soignants et d’artistes internationaux a tout prévu pour que les moribonds conçoivent une œuvre ultime avant de rendre leur dernier souffle. À la clinique de la grande Clarissa Gardner, reconnue dans le monde entier pour ses travaux sur l’approche de la mort, on s’enorgueillit de triompher de l’agonie et du deuil par la pratique artistique.

Avec ce roman lucide et sans pitié, Catherine Mavrikakis interroge l’orgueil démesuré de ses contemporains, la vanité de la création et les questions douloureuses de la fin de vie.

9782898221347

344 p.

03/04/2024

Catherine Mavrikakis

Née à Chicago d’une mère française et d’un père grec, professeure de littérature en recherche-création à l’Université de Montréal, romancière à la prose vigoureuse et à l’humour mordant, Catherine Mavrikakis fait de la mort l’indépassable sujet de ses livres. Elle est l’autrice notamment de Deuils cannibales et mélancoliques, de L’Annexe, des Derniers jours de Smokey Nelson, du Ciel de Bay City et de L’absente de tous bouquets. Son œuvre, portée par une voix étonnante, a été maintes fois traduite et primée.

Photo : Charlie Marois

revue de presse

Marie-Louise Arsenault

Tout peut arriver

L’une des meilleures écrivaines du pays.

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Victoire Lemoigne

Le Figaro

Un roman haletant, une dystopie mordante.

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Marie-France Bornais

Journal de Montréal

Catherine Mavrikakis est sans pitié dans ce roman qui soulève de nombreuses questions.

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Chantal Guy

La Presse

Je suis allée de surprise en surprise en lisant cette histoire fascinante, aux limites de l’anticipation à laquelle Mavrikakis aime parfois se frotter.

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Florence Morin-Martel

Le Devoir

Dans son nouveau roman, Sur les hauteurs du mont Thoreau, l’autrice Catherine Mavrikakis traite avec mordant de l’obsession de la perfection jusque dans la mort.

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Karine Rosso

Il restera toujours la culture

C’est un tour de force parce que Mavrikakis réussit non seulement à parler de la mort, mais à tenir un discours assez critique sur ce qu’on pourrait appeler la performativité de la mort tout en nous faisant franchement rigoler. Elle rit des travers de notre société, elle rit de nos identités qu’on aime circonscrire alors que tout ce qui nous compose n’est jamais fixe. […]
Ça donne lieu à un livre qui est franchement délicieux, extrêmement bien construit. Il permet d’avoir de vraies réflexions. Il y a une vraie profondeur chez Catherine Mavrikakis.

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Hélène Faradji

Tout peut arriver

Je n’aurais que des critiques positives. Ça a été une révélation!

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Marie-Andrée Lamontange

Parking nomade

Un roman jubilatoire.

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Nathalie Petrowski

Pénélope

C’est un roman étonnant. […] C’est tellement intéressant qu’on se permette ce regard sur l’aide médicale à mourir!

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Julie Roy

L'Actualité

L’autrice reprend son humour caustique pour parler de la mort — son thème fétiche —, y ajoutant une réflexion très juste sur le pouvoir de l’art quand on se prépare à s’en aller.

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Chantal Guy

La Presse

Depuis Deuils cannibales et mélancoliques, son premier livre de fiction publié en 2000, la mort est l’un des thèmes centraux de son œuvre. Près de 25 ans plus tard, on pourrait dire que l’écrivaine et professeure de littérature en a fait une spécialité, et Sur les hauteurs du mont Thoreau se moque tout autant de l’arrogance de la médecine que de ceux qui détiennent le pouvoir dans le monde culturel. C’est donc un peu d’elle qu’elle se moque aussi.

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