Niagara

Tout coule. Au pied des chutes, l’eau bouillonne et l’écume grandit. Plus loin, les fleuves impassibles n’en finissent plus d’irriguer le territoire, charriant les corps et d’infinies histoires à travers le continent. Dans ce mouvement insaisissable, l’énergique narratrice de Niagara, du Saint-Laurent au lac Ontario, puis du fleuve Mississippi au golfe du Mexique, ne quitte pas de vue les flots. Elle guette la silhouette fantomatique de sa mère qui dérive et de tous les disparus qui l’accompagnent au fil de l’eau.

« Je vois ce trajet insensé dans mes rêves. Cela commence toujours par une phrase en voix off prononcée méticuleusement par Marguerite Duras : Tout coule, on ne se baigne jamais dans le même fleuve… tout coule. Marguerite, au creux de mes nuits, se moque de voler leurs pensées aux grands philosophes. »

9782898220937

180 p.

28/09/2022

Catherine Mavrikakis

Née à Chicago d’une mère française et d’un père grec, professeure de littérature en recherche-création à l’Université de Montréal, romancière à la prose vigoureuse et à l’humour mordant, Catherine Mavrikakis fait de la mort l’indépassable sujet de ses livres. Elle est l’autrice notamment de Deuils cannibales et mélancoliques, de L’Annexe, des Derniers jours de Smokey Nelson, du Ciel de Bay City et de L’absente de tous bouquets. Son œuvre, portée par une voix étonnante, a été maintes fois traduite et primée.

Photo : Charlie Marois

revue de presse

Khalil Khalsi

Lettres québécoises

Catherine Mavrikakis, avec une écriture qui coule, coule sans se retourner, joue avec les catégories du réel et du mensonge pour inventer une patrie à ses mort·es, cet Hadès où les filles descendent retrouver leurs mères.

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Nathalie Petrowski

Pénélope

On relit des chapitres juste pour le plaisir de son style, de ses références, de son humour, c’est plein de subtilité et de richesse.

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Claudia Larochelle

Nouveau Projet

Parce que derrière toutes les splendeurs de nos paysages, derrière toutes les chutes, surtout, il y a des histoires de nouveaux·elles arrivant·e·s, de mères, de pères et d’enfants qui transforment et changent le Québec à la lumière de leur héritage émotionnel, le plus percutant sans doute.

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Dominic Tardif

La Presse

Niagara peut ainsi être lu comme une sorte d’addenda — fascinant – à certains des livres les plus importants de Catherine Mavrikakis.

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Dominic Tardif

La Presse

Le symbole que deviennent les chutes du Niagara résume parfaitement la posture de prédilection de l’écrivaine, qui n’est jamais autant chez elle que lorsqu’elle se tient au bord du vide, obnubilée par le précipice.

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Marie-France Bornais

Journal de Québec

Catherine Mavrikakis, une écrivaine d’une grande sensibilité et d’une lucidité intense, évoque l’effet Niagara dans son roman : ce qu’il en coûte d’être passif et de se laisser dériver dans la vie.

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Marie-France Bornais

Journal de Québec

Le concept est brillant, la puissance d’évocation, exceptionnelle.

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Hugo

Librairie Gallimard

C’est toute l’Amérique qui est mise en bouquet et jetée, magnifiquement, sur les eaux intarissables de son fleuve. Ce livre est fou et je l’aime, énormément.

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Éric Chouan

Mission encre noire

Marquée par le séisme provoqué par [la perte de sa mère], elle y puise une inspiration inédite, qui […] lui permet d’élaborer de véritables Mémoires d’outre-tombe. Se dessine alors, sous la plume espiègle et badine de l’autrice, un portrait tout aussi jouissif que douloureux de ce qui fonde un héritage littéraire.

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Guillaume Lambert

Il restera toujours la culture

J’ai beaucoup aimé, il y une grande poésie là-dedans. Ça m’a fait beaucoup de bien.

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