Romans

Qui maîtrise les vents connaît son chemin

Dans le jardin du docteur Julius Brunner, les arbres sont en fleurs. Rosa tient la main de son grand-père et contemple avec lui le monde bleu-vert. Tout à l’heure, elle trottinait autour de Lina, sa grand-mère, dans la vaste maison qui les accueille tous, la petite-fille rayonnante, son frère, ses parents. Le vieux médecin de campagne profite des derniers moments que sa santé précaire lui donne à vivre et goûte le plaisir d’être de retour chez lui. Dénoncé par une serveuse du village voisin et accusé d’avortement, il avait en effet été placé en détention préventive dans un asile d’aliénés. Là-bas, Julius se réfugiait dans ses souvenirs, dont un merveilleux voyage en montgolfière et une guerre d’attente, tandis que le psychiatre s’entêtait à évaluer l’état de ses facultés intellectuelles.

En s’appuyant sur de nombreux extraits d’archives judiciaires et psychiatriques, et dans une langue magnifique, Verena Stefan nous livre avec un extrême raffinement le roman documentaire d’une vie hors du commun et d’une affection éperdue.

 

Traduction de l'allemand par Céline Hostiou, revue par l'auteure

 

En librairie le 8 mars

Qui maîtrise les vents connaît son chemin

290 pages

978-2-924666-15-9

Verena
Stefan

Revue de presse

« Traversé par cette nostalgie pour un temps plus rond, Qui maîtrise les vents connaît son chemin se lit comme on feuillette à la fois l’envers et l’endroit d’un ancien album photos. Le vif souvenir d’un monde dur et injuste n’exclut pas celui, plus doux, des florissants étés de l’enfance. »

« Un roman très sensuel. On entend le froissement d'une lettre, le bourdonnement de l'abeille, on sent l'odeur des pommiers en fleurs... À découvrir. »

« Des zones d’ombre et des tâches claires : Verena Stefan joue sur tout un panel de repères sensoriels et poétiques pour traduire la mélancolie et la tendresse du souvenir, ce souvenir à double tranchant qui égratigne et soigne. Elle rend hommage à son grand-père mais surtout aux femmes qui l’ont approché et connu. »

Dominic Tardif Le Devoir Manon Trépanier Lire Éric Chouan Mission encre noire

« Verena Stefan reprend et transforme des images tirées du quotidien, en créant des sonorités uniques. Elle dispose d’une voix pareille à nulle autre, immédiatement identifiable. »

Hans-Jürgen Greif Frontières

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